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Étude de la production orale en langue seconde d'apprenants adultes dans un cours axé sur les capacités réceptives

Compain, Jean (1994). Étude de la production orale en langue seconde d'apprenants adultes dans un cours axé sur les capacités réceptives. Thèse. Hull, Université du Québec à Hull, Département des sciences de l'éducation, 238 p.

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Résumé

Dans le cadre de cours axés sur les capacités réceptives donnés à l’Université d’Ottawa, cette recherche a été entreprise pour tenter de découvrir ce qu’il advenait de l’expression orale chez des apprenants débutants en L2. Dans cette approche, l’expression orale survient lorsque l’apprenant le juge bon, qu’il se sent prêt. Ce dernier est donc dans un état réceptif pendant un certain temps au cours duquel il cherche à donner un sens aux stimuli qui l’entourent. C’est alors que les connaissances antérieures jouent un grand rôle et que les processus cognitifs de compréhension profitent au maximum des stratégies d’appr4entissage que l’apprenant possède. Si nécessaire, ce dernier va s’en construire ou encore l’enseignant lui en fournira. L’apprentissage de la grammaire se fait de manière implicite à l’occasion de la lecture ou de l’écoute de très nombreux textes choisis au départ pour leur simplicité et aussi pour leur contenu à la fois lexical et grammatical. Dans ce contexte, nous avons réalisé une expérimentation où deux groupes de sujets suivent un cours axé sur les capacités réceptives tel qu’il vient d’être décrit mais où le premier groupe de sujets observe strictement les préceptes d’un tel cours (groupe expérimental N = 35) tandis que le deuxième groupe de sujets suit le même cours en y ajoutant l’expression orale dès les premiers moments de l’apprentissage (groupe témoin N = 29). Ce cours de 72 heures, à raison de 3 heures par semaine, a duré plus de six mois, soit deux trimestres universitaires successifs. Les deux groupes ont reçu un entraînement à la phonologie réceptive en début de programme. Deux professeurs ont dispensé un enseignement égal en quantité et durée aux deux groupes. Notre première hypothèse de recherche supposait que le groupe expérimental – sans expression orale exigée – obtiendrait des résultats supérieurs à ceux du groupe témoin en compréhension de l’oral, en compréhension de l’écrit et en grammaire, ce qui allait être évalué par un pré-test et un post-test administrés aux deux groupes. L’analyse a montré que les deux groupes ont progressé de manière similaire en compréhension de l’oral et en compréhension de l’écrit avec un léger avantage pour un sous-test de compréhension de l’oral pour le groupe témoin. En grammaire, le groupe expérimental s’est révélé significativement supérieur au groupe témoin (P < 0,006). Notre deuxième hypothèse de recherche supposait que le groupe expérimental – sans expression orale exigée – obtiendrait de meilleurs résultats que le groupe témoin en production orale. À un test d’expression orale créé spécialement pour cette expérimentation et qui comportait 5 tâches distinctes, les résultats ont été, dans les 5 tâches, de très peu en faveur du groupe expérimental. Toutes les questions des tests utilisés ont été traduites en terme d’activités intellectuelles (D’Hainaut 1983) selon une typologie créée par Dalgalian (1981) et complétée par nos soins en ce qui concerne la compréhension. L’étude des fréquences d’apparition des activités intellectuelles liées aux activités de compréhension et à la grammaire suggère que les sujets des deux groupes ont progressé de manière similaire en ce qui concerne les activités dites généralisantes, du niveau des opérations apprises ou du savoir intégré. Pour les activités intellectuelles liées à la production orale, le groupe expérimental fait preuve d’une maîtrise supérieure des opérations exigeant une initiative ou un savoir actif qui demande une certaine capacité d’exécution, d’imagination. Il s’agit là d’activités dites de recherche. On constate donc que le groupe expérimental, qui n’a pas eu d’exigence en production orale semble avoir fait preuve d’une plus grande facilité dans le maniement des opérations cognitives qui sous-tendent la production orale. Or, nous savons que les deux groupes ont reçu le même enseignement et en même quantité et que seule l’exigence de production orale dès les premiers moments de l’apprentissage a pu avoir un effet sur les résultats du groupe témoin. Il est donc suggéré, dans le contexte de cours axés sur les capacités réceptives, non pas de supprimer la production orale dans les cours dispensés au débutants mais de laisser ceux-ci libres de décider du moment où ils voudront commencer à parler dans leur langue seconde.

Type de document: Thèse (Thèse)
Directeur de mémoire/thèse: Farid, Georges
Co-directeurs de mémoire/thèse: Germain, Claude
Informations complémentaires: Bibliothèque A.-Taché P118.2 C65 1994. Comprend des réf. bibliogr. : p. [177]-188
Mots-clés libres: Langue seconde; Acquisition; Apprentissage; Expression orale; Production orale; Capacités réceptives; Adultes; Apprenants; Communication orale; Enseignement; Formation; Éducation
Départements et école, unités de recherche et services: Sciences de l’éducation
Date de dépôt: 17 déc. 2012 14:30
Dernière modification: 23 oct. 2015 13:17
URI: http://di.uqo.ca/id/eprint/31

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