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Le renforcement de la cohésion sociale en tant que facteur clé pour la réussite d'un processus de développement régional endogène : le cas de la région de Tacna au Pérou

Velarde Navarrete, Jorge Alberto (2007). Le renforcement de la cohésion sociale en tant que facteur clé pour la réussite d'un processus de développement régional endogène : le cas de la région de Tacna au Pérou. Mémoire. Gatineau, Université du Québec en Outaouais, Département des sciences sociales, 144 p.

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Résumé

La quête de la bonne route vers le développement est encore une affaire irrésolue après plus de cent quatre-vingts années d’existence de la république du Pérou. Un regard sur l’histoire péruvienne révèle qu’aucune administration gouvernementale n’a misé sur le processus de développement ordonné, cohérent, avec des objectifs à court, moyen et long terme et n’a eu la capacité et la volonté d’affronté les problèmes structuraux du pays. Ceux qui dirigent l’État ne comptent pas sur des plans gouvernementaux et cette situation se répète constamment. L’apprentissage des affaires publiques est bâclé, l’improvisation est courante et les questions, nombreuses et urgentes à court terme, demandent une attention immédiate et du temps, empêchant un dévouement à la planification du travail pour affronter les problèmes de bases. C’est ainsi que les problèmes structuraux au Pérou sont encore ceux qui étaient présents à la naissance de la république en 1821. Des problèmes tels que le manque d’éducation de la population, la faiblesse du système judiciaire et une gigantesque brèche entre les divers secteurs de la population, causée par les différences économiques, ethniques et culturelles, et qui sont probablement la principale raison pour laquelle de nombreux projets qui permettraient au pays de capitaliser des périodes de bonheur économique ne peuvent se concrétiser. En ce qui concerne les politiques à l’endroit des régions, l’histoire péruvienne n’atteste que des actions sporadiques. De plus, telle qu’à l’aube de la république, la centralisation politique et administrative dans la capitale du pays est toujours importante. Face à ces antécédents, ce mémoire présente un cas pratique développé dans la région de Tacna, au Pérou, entre les années 1998 et 2001, avec la conviction d’apporter certains éléments singuliers qui pourraient servir pour trouver la voie vers le développement à partir du travail en région. Ainsi, nous prenons appui sur deux facteurs : la perspective que nous donne le temps s’étant écoulé entre la mise en place du processus dans la région de Tacna, il y a six ans, puis, deuxièmement, l’apprentissage que l’on a fait sur la manière dont les théoriciens abordent le développement régional au Nord. Ces deux facteurs nous permettent d’examiner le processus objectivement et d’en tirer des conclusions ponctuelles. Il faut ici avancer que les théories modernes sur le développement régional, esquissées essentiellement à partir des études dans des pays développés, convergent autour d’un énoncé, à savoir que l’approche qui prévaut maintenant est celle du développement régional endogène, où les régions prennent des initiatives pour entreprendre leur propre développement et où l’État central agit en tant que promoteur et accompagnateur de ces initiatives. Or, nous verrons dans les pages qui suivent que cette approche ne prévaut pas au Pérou. Enfin, nous croyons que l’aspect le plus valable de cette étude réside en ce qu’il montre une façon de créer les conditions de base de la route vers le développement des régions et de passer de la conceptualisation vers l’application pratique de questions immatérielles modernes telles que la gouvernance ou la cohésion sociale. Ces constructions immatérielles, du moins au Pérou, ont été très peu prises en compte par les dirigeants, tant du secteur public que du secteur privé, soit pour cause d’incompétence, soit par besoin de céder à la pression d’arborer des résultats à court terme. Donc, tous les efforts et toutes les ressources ont, jusqu’à maintenant, été axés sur la construction de projets tangibles, c’est-à-dire des infrastructures, en ne prenant en compte que l’aspect économique du développement. Cette façon d’aborder le développement est, de nos jours, anachronique, comme le démontrent ceux dont les projets ont réussi, grâce à la prise en compte des aspects social, culturel et autres dans leurs démarches.

Type de document: Thèse (Mémoire)
Directeur de mémoire/thèse: Chiasson, Guy
Co-directeurs de mémoire/thèse: Favreau, Louis
Informations complémentaires: Bibliothèque A.-Taché HN 49 C6 V45 2007 Comprend des réf. bibliogr.: p. [138]-144.
Mots-clés libres: Processus; Problèmes structuraux; Régions; Développement régional; Cohésion sociale; Constructions immatérielles; Développement communautaire; Intégration sociale; Croissance endogène; Pérou; Tacna; Conditions économiques
Départements et école, unités de recherche et services: Sciences sociales
Date de dépôt: 10 déc. 2012 21:02
Dernière modification: 21 janv. 2013 21:17
URI: http://di.uqo.ca/id/eprint/350

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