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La Haute Gaspésie : une région à l'épreuve des modèles de développement

Rioux, Matthias (2010). La Haute Gaspésie : une région à l'épreuve des modèles de développement. Mémoire. Gatineau, Université du Québec en Outaouais, Département des sciences sociales, 163 p.

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Résumé

Le Québec affiche des inégalités parfois criantes eues égard au développement de ses régions. Vieux territoire de peuplement, la Gaspésie a été l’objet de moult études qui établissent une disparité énorme entre ses conditions de vie socio-économiques et celle de l’ensemble du Québec. Des travaux de l’économiste Esdras Minville et du géographe Raoul Blanchard dans la première moitié du XXe siècle, en passant par les études émanant de la Faculté des sciences sociales de l’Université du Québec à Rimouski, plusieurs générations de chercheurs se sont mis au chevet de la question gaspésienne. L’action gouvernementale n’est pas en reste de cet intérêt scientifique. Depuis l’avènement de la Révolution tranquille, l’État québécois a multiplié les efforts pour estomper l’écart qui sévit entre la Gaspésie et le reste du Québec. Le présent mémoire vise justement à opérer une synthèse des principaux modèles de développement mis en branle à cet effet par l’État québécois, depuis que celui-ci s’est inscrit dans une logique keynésienne. Nos travaux s’arrêtent sur trois moments forts dans l’histoire du développement régional au Québec : le Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ) avec la régionalisation du développement qu’il recommande, suivi du Rapport Higgins, Martin, Raynauld avec la montréalisation du développement qu’il impose et, enfin, la création des Centre Locaux de Développement (CLD) avec la démocratisation du développement qu’il sous-tend. La compréhension de la «crise» gaspésienne s’articule donc sur deux approches paradigmatiques différentes, mais néanmoins complémentaires. Une première est de nature marxistante, en ce qu’elle postule une inégalité territoriale structurelle qui résulte des forces du marché et de l’incapacité de celui-ci à répartir équitablement les fruits de la production industrielle et, conséquemment, la richesse collective. Une seconde approche est de nature modernisante, proposant une vision webérienne de la bureaucratie mécaniste qui, elle-même, repose sur la rationalité étatique et l’égalité citoyenne. De nos enquêtes sur le terrain auprès de leaders régionaux, émerge une certaine impasse. Certes, c’est à l’État qu’il revient d’infléchir une logique de marché défavorable aux régions périphériques comme la Gaspésie. Mais voilà, la dynamique de centralisation des pouvoirs et la logique d’uniformisation des services publics qui l’accompagne rendent caduque l’intervention de l’État dans le développement des collectivités territoriales. Cette impasse contribue à la paupérisation de la Gaspésie et engendre un sentiment à ce point ancré et durable de crise, qu’elle devient une dimension constitutive de l’identité gaspésienne.

Type de document: Thèse (Mémoire)
Directeur de mémoire/thèse: Simard, Jean-François et Martin, Thibault
Informations complémentaires: Bibliothèque A.-Taché HC 117 H3 R56 2010 Comprend des réf. bibliogr. : p. 152-163
Mots-clés libres: La Haute-Gaspésie [Québec] -- Conditions économiques La Haute-Gaspésie [Québec] -- Conditions sociales Gaspésie [Québec] -- Conditions économiques Gaspésie [Québec] -- Conditions sociales GASPESIE REGION MODELE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE SOCIAL INDUSTRIE GOUVERNANCE
Départements et école, unités de recherche et services: Sciences sociales
Date de dépôt: 10 déc. 2012 19:51
Dernière modification: 07 oct. 2014 15:14
URI: http://di.uqo.ca/id/eprint/439

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