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Les différences individuelles en identification de visages corrèlent avec l’habileté de détection de visages

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Burns, Virginie (2019). Les différences individuelles en identification de visages corrèlent avec l’habileté de détection de visages. Essai. Gatineau, Université du Québec en Outaouais, Département de psychoéducation et de psychologie, 68 p.

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Résumé

La capacité à détecter un visage est cruciale aux interactions sociales, et ce, dès nos premières interactions avec notre environnement. Or, malgré son importance, très peu de recherches s’y sont intéressées. La littérature actuelle propose que la détection des visages soit un processus précoce probablement pris en charge par des aires visuelles de bas niveau. La majorité des auteurs assume implicitement que cette capacité est relativement homogène chez les humains et serait préservée chez les patients prosopagnosiques, c’est-à-dire des personnes ayant un déficit sévère à identifier les visages après une lésion cérébrale. Ces propositions semblent a priori raisonnables puisque les lésions menant à la prosopagnosie touchent généralement des aires visuelles plus antérieures, préservant les régions nécessaires à la détection. Une récente étude de Xu et Biederman (2014) est toutefois venue ébranler cette idée en présentant un patient souffrant de prosopagnosie et éprouvant des difficultés spécifiques à détecter les visages. Malgré l’intérêt de ce résultat, il va sans dire qu’il a été obtenu avec un cas unique ayant des lésions cérébrales extensives, ce qui limite sa portée théorique. Dans le présent projet, nous avons utilisé un paradigme de différences individuelles pour tenter de révéler un portrait similaire chez des sujets sains, sans lésion cérébrale. Les différences individuelles en identification de visages constituent un bon point de départ puisque les données d’imagerie suggèrent qu’elles seraient associées à l’amplitude de la réponse dans le gyrus fusiforme de l’hémisphère droit, une aire spécialisée pour le traitement des visages. Pour vérifier le lien entre les habiletés de détection et d’identification de visages, nous avons mesuré ces deux fonctions chez 45 participants. L’habileté de détection de visages a été mesurée grâce au paradigme développé par Xu et Biederman (2014), alors que l’identification a été mesurée grâce à trois tâches classiques, soit le Cambridge Face Memory Test, le Cambridge Face Perception Test et le Glasgow Face Matching Test, et ce, afin d’obtenir un score global d’habileté. De façon importante pour appuyer l’hypothèse mise de l’avant par Xu et Biederman, une corrélation négative significative a été obtenue entre le score global d’identification et le seuil de détection pour les visages (rSpearman = -.41 p<.01; rPartielle = -.35, p<.05). Ces données démontrent donc que la capacité à détecter un visage varie dans la population générale, et que les capacités d’identification et de détection partagent des mécanismes perceptifs communs. Les bases neuronales et perceptives communes à ces deux mécanismes demeurent toutefois à examiner.

Type de document: Thèse (Essai)
Directeur de mémoire/thèse: Fiset, Daniel
Co-directeurs de mémoire/thèse: Blais, Caroline
Mots-clés libres: Détection de visages; Différences individuelles; Identification; Perception visuelle; Psychophysique
Départements et école, unités de recherche et services: Psychologie
Date de dépôt: 31 mai 2019 15:49
Dernière modification: 31 mai 2019 15:49
URI: http://di.uqo.ca/id/eprint/1089

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