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L’efficacité d’effectuer en réalité virtuelle des actions irréalisables in vivo : un essai clinique pilote avec des personnes souffrant d’acrophobie

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Hajjar, Alain (2020). L’efficacité d’effectuer en réalité virtuelle des actions irréalisables in vivo : un essai clinique pilote avec des personnes souffrant d’acrophobie. Essai. Gatineau, Université du Québec en Outaouais, Département de psychoéducation et de psychologie, 192 p.

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Résumé

Introduction : L’exposition à une situation anxiogène renforce la croyance qu’a le sujet à propos de sa capacité à l’affronter, ce qui réduit l’anxiété ressentie dans celle-ci. Plus la tâche d’exposition s’avère difficile pour le sujet, plus la confiance en ses capacités augmentera suite à sa réussite. Certaines études portent à croire qu’effectuer des exercices d’exposition très difficiles (p. ex., courir vers un précipice pour une personne qui a une phobie des hauteurs) peut rendre l’exposition plus efficace. L’avènement de la réalité virtuelle permet de créer un environnement artificiel et contrôlé avec lequel un individu peut interagir et s’exposer. De là vient la possibilité d’affronter des peurs par exposition dans un contexte qui pourrait être trop dangereux ou irréalisable dans le cadre d’une thérapie traditionnelle.
Objectif : L’étude visait à évaluer si une exposition en réalité virtuelle incluant une tâche d’exposition qui serait irréalisable in vivo, soit de sauter dans le vide à partir d’un point élevé, sera plus efficace que l’exposition sans cette tâche, et si l’efficacité de l’intervention est prédite par l’augmentation de l’efficacité personnelle.
Méthode : La participation des sujets impliquait cinq rencontres comprenant : une évaluation prétraitement; de la psychoéducation au sujet de la phobie des hauteurs; de la restructuration cognitive; de l’exposition graduée dans en réalité virtuelle (deux environnements virtuels ont été utilisés); une évaluation post-traitement et la remise et l’explication d’un manuel d’autotraitement. L’intervention consistait principalement en de l’exposition en RV qui a eu lieu à deux séances de 120 minutes chacune (rencontres #3 et #4). Tous les participants ont suivi une hiérarchie de tâches d’exposition. Toutefois, selon la condition assignée au hasard, un groupe de participants (n = 10) sautait dans le vide en RV, en plus d’accomplir les tâches d’exposition (condition Saute), et l’autre groupe (n = 9) ne sautait pas (condition Ne saute pas). Afin de mesurer l’évolution des participants face à leur phobie des hauteurs, un Test d’évitement comportemental a été administré au pré et au post-traitement.
Résultats : Les analyses de variance à mesures répétées montrent que les participants de la condition Saute manifestaient une amélioration significativement plus prononcée au test d’évitement comportemental que ceux de la condition Ne saute pas lorsque l’on compare le pré et post-traitement. Les résultats d’une régression multiple indiquent aussi que la perception d’efficacité personnelle est un prédicteur significatif de l’amélioration au Test d’évitement comportemental.
Conclusion : Cette étude supporte l’efficacité de pousser plus loin ce qui peut être fait dans le traitement d'exposition en réalité virtuelle pour la phobie de la hauteur et suggère que ce type d’exposition peut être supérieure à l'exposition in vivo.

Type de document: Thèse (Essai)
Directeur de mémoire/thèse: Bouchard, Stéphane
Mots-clés libres: Acrophobie; Réalité virtuelle; Exposition; Phobie spécifique; Anxiété
Départements et école, unités de recherche et services: Psychologie
Date de dépôt: 17 nov. 2020 14:24
Dernière modification: 17 nov. 2020 14:24
URI: http://di.uqo.ca/id/eprint/1202

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