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La participation à la gouvernance territoriale des Kichwas de la province du Chimborazo en Équateur : les chemins de l’action historique dans le canton de Guamote

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Puiggros, Otilia del Carmen (2021). La participation à la gouvernance territoriale des Kichwas de la province du Chimborazo en Équateur : les chemins de l’action historique dans le canton de Guamote. Thèse. Gatineau, Université du Québec en Outaouais, Département des sciences sociales, 293 p.

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Résumé

Depuis l’invasion espagnole, les peuples et nations indigènes de la terre d’Abya Yala se sont battus contre la domination et les cadres juridiques imposés, d’abord par les conquérants et par après par les nouvelles républiques. Ils ont résisté, négocié et parfois, créé des institutions hybrides les insérant dans une modernité propre qui les respecte comme des nations à part entière tout en faisant partie des États‐nations : ce que nous appelons « gouvernance à paliers multiples, multiniveaux ou à perspective scalaire » et que dans la terre du peuple kichwa, on nomme gouvernement communautaire.

Dans le contexte de notre thèse, nous nous penchons sur une étude de cas concernant un système de gouvernance territoriale mis en place par la population indigène, kichwa, dans le Canton de Guamote, province de Chimborazo, en Équateur. Plus que l’étude du système de gouvernance en lui‐même – qui a fait l’objet de multiples études, ayant été le premier Parlement d’Amérique du Sud mis sur pied par les Indigènes –, nous cherchons à connaître les motivations qui ont poussé l’Acteur indigène à créer un
système de gouvernance formé de plusieurs institutions qui interagissent et où, pour la première fois, un Parlement indigène devient l’organe principal de la gouvernance autochtone. Ce système de gouvernance a constitué, au moment de sa création, un
modèle pour d’autres régions administratives de l’Équateur et d’Amérique latine. En raison de son succès, il fut étudié à partir de différentes perspectives : marxistes, modernistes, légalistes et essentialistes entre autres, laissant de côté l’agentivité de l’acteur ainsi que sa réflexivité.

Dans notre recherche nous adoptons une démarche compréhensive, à partir d’une perspective décoloniale, cherchant à comprendre et à faire connaître une autre posture : celle de l’acteur. Notre cadre théorique suit la Théorie de l’Action historique
développée par feu Thibault Martin et offre à partir des récits des acteurs, des pistes de réflexion différentes tout en partageant leurs défis actuels, leur éternelle recherche de complémentarité et de connectivité où, dans leur marche circulaire, le passé se trouve devant eux et le futur se trouve derrière. Qu’est‐ce que cela veut dire? Comment s’insèrent les relations de genre dans cette trame de relations communautaires et quelles furent les conséquences de l’invasion occidentale sur la vision de la dualité non hiérarchique et des relations de genre? Quel rôle jouent les multiples reconnaissances juridiques internationales du droit à leurs territoires ancestraux? Quelle place occupent des concepts tels le développement et le marché dans la terre des Puruhaes? Voici quelques questions auxquelles cette thèse cherche à répondre.

Type de document: Thèse (Thèse)
Directeur de mémoire/thèse: della Faille, Dimitri
Mots-clés libres: Peuple kichwa; Gouvernement communautaire; Gouvernance territoriale; Parlement indigène et populaire de Guamote; Relations inter‐ethniques; Relations de genre
Départements et école, unités de recherche et services: Sciences sociales
Date de dépôt: 17 mars 2022 13:55
Dernière modification: 17 mars 2022 13:55
URI: https://di.uqo.ca/id/eprint/1347

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