Laviolette, Valérie (2026). Étude des attitudes autorapportées et des biais implicites issus de la socialisation patriarcale. Essai de troisième cycle. Gatineau, Université du Québec en Outaouais, Département de psychoéducation et de psychologie, 88 p.
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Résumé
Les études s’inscrivant dans les mouvements féministes ont mis en lumière la contribution des attitudes issues de la socialisation patriarcale à la perpétration et au maintien des violences sexuelles. En continuité avec ces mouvements, le présent essai vise à élargir le regard habituellement porté sur ces attitudes en les étudiant à la fois de manière explicite (autorapportée) et implicite. Il cherche également à dépasser l’attribution systématique de ces attitudes aux hommes, en explorant les différences de genre dans le niveau d’adhésion à celles-ci. Plus spécifiquement, cet essai a pour objectifs de (1) déterminer si les femmes et les hommes adhèrent de façon significative à la hiérarchie des genres, aux normes de genre et aux scripts sexuels, tels que mesurés à l’aide d’outils autorapportés et implicites; et de (2) comparer les niveaux d’adhésion à ces attitudes autorapportées et à ces biais implicites entre les femmes et les hommes. Un total de 128 personnes (64 femmes, 64 hommes) ont participé à une étude en laboratoire et ont complété des questionnaires autorapportés et des tests d’association implicite (IAT) permettant d’évaluer leurs attitudes autorapportées et leurs biais implicites relatifs à la hiérarchie des genres, aux normes de genre et aux scripts sexuels. Trois constats principaux ressortent des analyses: (1) les femmes et les hommes présentent une adhésion significative aux attitudes issues de la socialisation patriarcale, tant sur le plan des mesures autorapportées que des mesures implicites; (2) les hommes présentent des niveaux d’adhésion aux mesures autorapportées significativement plus élevés que les femmes pour chacune des attitudes étudiées; (3) les femmes et les hommes présentent des niveaux de biais implicites statistiquement équivalents pour chacun des biais mesurés. Ces résultats suggèrent que la socialisation patriarcale façonne les attitudes et les biais de toutes et tous, indépendamment du genre. Ils invitent donc à considérer la prévention des violences sexuelles comme un engagement collectif, ciblant autant les femmes que les hommes.
| Type de document: | Thèse (Essai de troisième cycle) |
|---|---|
| Directeur de mémoire/thèse: | Trottier, Dominique |
| Mots-clés libres: | Socialisation patriarcale; Sexisme; Hiérarchie des genres; Normes de genre; Scripts sexuels; Biais implicites; Comparaisons de genre |
| Départements et école, unités de recherche et services: | Psychologie |
| Date de dépôt: | 30 juin 2026 14:27 |
| Dernière modification: | 30 juin 2026 14:27 |
| URI: | https://di.uqo.ca/id/eprint/1947 |
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